portrait de profil en noir et blanc de la photographe Charlotte Brunstein

A propos

Je suis photographe d'art

La photographie s’est imposée à moi après un parcours en sciences humaines, nourri par la psychologie, la sociologie, l’art-thérapie, le théâtre et de nombreux voyages.

Ces expériences ont profondément façonné mon regard sur l’être humain, mais aucune ne m’offrait l’espace que je cherchais pour approcher ce qui échappe aux mots.

C’est au fil de mes années passées en Amérique latine que la photographie est devenue une évidence. J’y ai découvert un médium capable d’accueillir simultanément la forme, l’émotion, la mémoire, le corps et cette dimension plus vaste de l’expérience que je pressentais sans pouvoir la nommer.

Je ne construis pas une image à partir d’une idée : j’attends qu’une forme s’impose. Lorsqu’elle advient, je reconnais en elle une cohérence qui dépasse mon intention initiale. C’est à partir de cette reconnaissance que commence réellement mon travail

Je m'intéresse aux formes qui, au-delà de ce qu'elles donnent à voir, deviennent des lieux de correspondances.

Au fil des années, j’ai compris que certaines formes possèdent une puissance singulière. Elles fonctionnent comme des formes symboliques, qui ouvrent un espace où chacun peut laisser émerger ses propres correspondances. Une même image peut faire écho à un souvenir, une émotion, une intuition, une histoire personnelle ou à quelque chose de plus universel qui nous traverse sans toujours pouvoir être nommé.

C’est cette ouverture qui me fascine. La photographie offre une forme suffisamment riche pour que chacun puisse y tisser ses propres liens, selon son histoire, sa sensibilité, son imaginaire et ce qui l’habite au moment de la rencontre. Le visible y devient une porte d’entrée vers une réalité plus vaste, sans jamais imposer un chemin unique.

 Je conçois ainsi la photographie comme une expérience de révélation autant que de rencontre. Une rencontre entre une image et un regard, où chacun demeure libre de découvrir des correspondances qui lui appartiennent. C'est dans cet espace de liberté que mes photographies trouvent, à mes yeux, leur véritable existence.

Démarche artistique

la photographie comme espace de révélation

Plutôt que de construire une image à partir d’une idée préconçue, j’attends qu’une forme s’impose. Lorsqu’elle advient, je reconnais en elle quelque chose qui dépasse mon intention initiale. C’est à cet endroit que commence réellement mon travail.

Je cherche des images qui dépassent leur propre sujet pour devenir des espaces de résonance, suffisamment ouvertes pour que chacun puisse y rencontrer sa propre histoire

Je considère la photographie comme un langage capable d’accueillir une réalité plus vaste que ce qu’elle donne à voir. Le graphisme, la lumière, la matière, le mouvement ou les transparences deviennent le réceptacle d’une expérience globale qui résonne simultanément à plusieurs niveaux.

Une première lecture appartient à la forme, à la composition, à la beauté de l’image. Une autre touche la mémoire, les émotions, le corps, l’intuition. Une troisième échappe aux mots. Elle touche cette part de nous où l’intime rejoint l’universel.

Je cherche des images qui s’imposent d’elles-mêmes, des images qui dépassent leur propre sujet pour devenir des espaces de résonance. Elles fonctionnent comme des symboles, ouvrant un champ de perceptions.

J’espère créer des photographies suffisamment ouvertes pour que chacun puisse y rencontrer sa propre histoire, son imaginaire, sa mémoire, sa lumière intérieure. Une photographie n’existe pleinement que lorsqu’elle devient le lieu d’une expérience sensible, esthétique, émotionnelle et, peut-être, spirituelle.

Ainsi, je cherche à rendre possible une rencontre. Entre une image, un regard et cette part de nous qui, silencieusement, continue de nous relier à plus grand que nous

Soaring – Space Place Gallery - Russie 2026

Avec Soaring, ma recherche s'oriente vers une forme d'épure. Les images semblent se délester progressivement de ce qui les rattache au visible pour laisser émerger une perception plus intuitive, essentielle. Contrairement aux séries précédentes, je n'ai pas eu le sentiment de chercher le lien qui unissait ces photographies. Il s'est imposé de lui-même. Au fil des prises de vue puis du travail de l'image, une même présence traversait l'ensemble de la série. Le mouvement, la lumière, les transparences et la couleur ne traduisaient plus seulement une recherche plastique ; ils devenaient les signes d'un élan intérieur, d'une ouverture vers une dimension plus vaste de l'expérience. Cette évidence a progressivement donné son sens à l'exposition. Soaring parle de ce mouvement intime qui nous invite à dépasser nos repères habituels pour nous ouvrir à une perception plus profonde de nous-mêmes, des autres et du monde. Présentée pour la première fois à l'international, cette exposition a marqué une étape importante dans mon parcours en ouvrant cette recherche à un nouveau contexte de regard et de rencontre. .

Odyssée- Atelier Numéro 7 – Paris 2025

Avec Odyssée, ma recherche poursuit son cheminement en s'ouvrant à la notion de passage. Les images ne cherchent plus seulement à interroger ce qui se cache derrière les apparences. Elles explorent ces traversées silencieuses qui jalonnent une existence, ces moments où nos certitudes vacillent, où une manière d'être s'efface peu à peu pour laisser émerger une autre présence à soi, aux autres et au monde. Le mouvement, les transparences et la lumière deviennent les traces visibles d'un cheminement intérieur, celui d'une identité qui ne se fige jamais, mais se transforme continuellement au fil de l'expérience. La photographie devient un espace de traversée. Les images invitent chacun à reconnaître ses propres passages, ses métamorphoses, ses capacités à se laisser transformer par ce qui le dépasse. Les images ouvrent un chemin. Un espace où chacun peut reconnaître ses propres passages, accueillir ses métamorphoses et laisser résonner ce qui, silencieusement, le transforme.Le mouvement, et les couleurs deviennent les traces visibles d'un cheminement intérieur, celui d'une identité qui ne se fige jamais, mais se transforme continuellement au fil de l'expérience.

Strangers – Galerie Daguerre - Paris 2024

Strangers est le premier ensemble d'images où une cohérence a commencé à apparaître sans que je l'aie consciemment recherchée. Au fil des prises de vue puis du travail de l'image, les portraits ont progressivement révélé des correspondances qui dépassaient leur simple sujet. Les contrastes, les ombres, le graphisme et les matières semblaient ouvrir un espace où le visible dialoguait avec ce qui lui échappe, où le visage devenait moins une identité qu'un lieu de passage entre plusieurs réalités. Ce n'est qu'après coup que j'ai compris ce qui reliait ces photographies entre elles. Peu à peu, une lecture s'est imposée. Ces images semblaient interroger ce que nous donnons à voir de nous-mêmes, ce que nous gardons dans l'ombre, mais aussi ce qui nous échappe, en nous-mêmes et chez les autres. Ainsi, ont émergé les liens subtils entre conscient et inconscient, entre visible et invisible, entre ce qui se dévoile et ce qui reste enfoui, en nous-mêmes et dans ce que nous voyons des autres. Cette compréhension est devenue le fil conducteur de l'exposition. Plus qu'une série de portraits, Strangers propose déjà une photographie qui ne cherche pas à délivrer un message, mais à ouvrir un espace de résonance où chacun peut projetter sa propre histoire, ses propres ressentis, conscients et insconscients.

Instants de corps - Festival de Bièvres 2026

Avec Instants de corps, ma recherche aborde le corps comme une surface d'inscription de l'expérience : celle de ce qui a été vécu, traversé, ressenti et qui continue de s'imprimer silencieusement en nous. Le Polaroid accompagne naturellement cette recherche. Sa matière, son caractère unique, les marques de son développement et les altérations propres à chaque image prolongent cette idée d'une photographie qui conserve, elle aussi, les traces de son apparition. L'image ne représente plus seulement le corps : elle en partage la fragilité, la mémoire et la singularité. Le corps photographié et la matière photographique entrent alors en résonance. Tous deux portent les empreintes du temps, de la lumière et de l'expérience. L'un comme l'autre deviennent les dépositaires de ce qui demeure, souvent de façon imperceptible, après le passage d'un instant. Présentée au Festival de Bièvres, Cette série prolonge ma recherche autour de ces formes qui, au-delà de ce qu'elles représentent, conservent la mémoire sensible d'une présence.

Expo-resonances-Toulouse-2025

Résonances - Galerie des carmes 2025

Avec Résonances, ma recherche s'attache à ce qui demeure lorsqu'un mouvement s'achève. Cette série m'a conduite à aborder le mouvement comme une empreinte qui, comme les symboles, rend perceptible une part complémentaire de notre expérience : celle qui échappe au regard immédiat, et qui demeure inscrite dans la mémoire, les émotions ou l'intuition. Les formes se répondent, les couleurs dialoguent, les silhouettes se superposent. L'image cesse alors de figer un instant : elle devient un espace où le visible laisse entrevoir une part de l'invisible. Présentée à la Galerie des Carmes, Résonances poursuit cette recherche d'images qui dépassent leur propre sujet pour devenir des espaces de résonance. Des œuvres qui n'imposent pas un sens, mais ouvrent un champ de perceptions où chacun peut trouver un écho de sa propre histoire, de son imaginaire, de cette part de lui-même qui échappe encore aux mots…

Symphonies - conservatoire Darius Milhaud 2025

Exposition collective sur le thème de la symphonie

2024 - 2022

Mélodies, galerie des carmes, Dansez-vous, conservatoire Darius Milhaud : Exposition collective sur le thème de la danse.

Artverse - Paris 2024

Présentées dans le cadre d'ArtVerse, ces œuvres poursuivent une recherche qui traverse l'ensemble de mon travail : créer des images suffisamment ouvertes pour que chacun puisse y construire sa propre lecture. Cette participation marque une nouvelle étape dans la diffusion de cette recherche, en l'inscrivant dans un contexte où différents regards et différentes pratiques artistiques se rencontrent.

Mon travail a fait l’objet de publications dans la presse et de collaborations éditoriales, prolongeant sa diffusion auprès d’un public plus large et inscrivant ma recherche dans d’autres espaces de dialogue autour de la photographie contemporaine.

 

En 2026 :

  1. L’envol, L’œil de la photographie, Juin 2026 – Lire l’article : https://loeildelaphotographie.com/fr/charlotte-brunstein/
  2. Le temps et la photographie, La gazette fine art, Sedgwick, Mai 2026. Parcours-publication-article

 

En 2025 : 

  1. Portfolio, Corridor elephant, Septembre 2025 ; Lire l’article : https://www.corridorelephant.com/expositions/charlotte-brunstein

 En 2023 : 

  • Prix de la créativité, Concours régional de la FPF (Fédération Photographique de France)
  • 1er, 2ème et 3ème prix, Concours régional de la FPF (Fédération Photographique de France)